PHOTOGRAPHIE
Publié le
3 avril 2025
Du 7 juillet au 5 octobre prochain, les Rencontres de la photographie d’Arles dévoileront leur programmation pour l’édition 2025. Véritable célébration de la photographie sous toutes ses formes, de nombreuses expositions sont à découvrir : "Contre-voix", "Histoire de familles", "Chroniques nomades" ou encore "Emergences". S-quive a sélectionné 5 photographes à ne pas manquer.
Avec sa série "Les présages d’une lueur intérieure", le photographe américain capture des moments figés dans le temps. Des paysages désolés à l’atmosphère particulière, des maisons anonymes dans la nuit et des personnages mélancoliques arpentent ses clichés. Laissant la libre interprétation du spectateur, Todd Hido immortalise les paysages qui façonnent notre quotidien et prend le temps de s’y arrêter quelques instants, et de les personnifier. A une époque confrontée au changement climatique, aux instabilités politiques et aux avancées technologiques, le photographe revient à la simplicité du monde qui nous entoure en le rendant, à la fois, poétique et mélancolique.
A travers des clichés colorés à l’esthétique léchée, Kourtney Roy réinvente l’album photos de vacances. En jouant habillement entre l’entre-deux, le too much et les normes conventionnelles de la photographie, elle brouille les frontières entre réalité et scène imaginée. Les souvenirs nébuleux de vacances deviennent des œuvres à part entière, des tableaux où se jouent les moindres détails et où s’étale une palette de couleurs vives et pertinentes. La photographe canadienne transforme des moments éphémères en souvenirs glamour où l’on rêve de s’y (re)plonger.
Pour "Les appartenances de l’air", le photographe mexicain documente ses voyages à travers l’Amazonie péruvienne ; des peuples indigènes rencontrés aux luttes qu’ils mènent. L’exploration visuelle du photographe témoigne de son voyage intérieur au contact de l’ethnie Shawi. Musuk Nolte tente d’illustrer l’irreprésentable, de faire dialoguer son expérience spirituelle et l’intérêt social de photographier la pensée indigène. Entre genre documentaire et approche d’auteur, il redéfinit le travail de photographe dans un monde où les peuples indigènes résistent à la mondialisation et aux conceptions qui débattent de leur légitimité.
Exposé au Grand Arles Express, Ivens Machado présente une sélection d’œuvres vidéos et photographiques qui témoignent des performances passées. L’artiste émerge dans les années 1970, tout comme le régime dictatorial au Brésil. Ses productions questionnent la violence, la répression de la sexualité et des corps, souvent entrelacés, à cette période. Jouant avec la provocation et la subversion des normes conventionnelles, il fait partie des leaders incontestés de la génération de sculpteurs brésiliens.
Batia Suter explore les relations entre architecture, mémoire et expérience humaine dans "Octahydra". A partir d’images de bâtiments trouvés dans des livres et des magazines anciens, l’artiste suisse assemble et monte ses productions pour proposer un véritable voyage visuel. En questionnant les principes de construction et de déconstruction, Batia Suter révèle l’intervention humaine sur l’architecture et la nature, nous incitant à penser à la manière dont ces bâtiments influencent jusqu’à notre place dans le monde.
Les Rencontres de la photographie d’Arles, du 7 juillet au 5 octobre prochain.
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