PHOTOGRAPHIE

Rencontres d'Arles 2026 : S-quive pose le curseur sur 3 expositions à ne pas manquer !

Publié le

1er juin 2026

La 57ème édition des Rencontres photographiques d'Arles sera visible du 6 juillet au 4 octobre prochain. Archives, expositions inédites et scènes émergentes, les photographies interrogent l’identité, retracent l’histoire et les représentations du monde. Un appareil photo pour saisir les multiples facettes de l'humanité.

WILLIAM KLEIN William Klein, Ali vient de mettre Foreman K.O., Kinshasa, Zaïre, 1974 Avec l’aimable autorisation du Studio William Klein et du William Klein Estate.

William Klein mis à l'honneur

Elle ne capture pas votre âme, mieux que cela : elle la saisit. La photographie retrace la grande Histoire par le biais de récits plus intimes. Et c'est ce décentrement du regard qui anime le travail de grandes figures comme William Klein. Dans l’exposition Par ici le paradis, les Rencontres d’Arles 2026 mettent d’ailleurs à l'honneur cet artiste, 100 ans après sa disparition. Célébré pour ses grandes fresques photographiques sur New York, Rome, Moscou, Tokyo ou Paris…

WILLIAM KLEIN William Klein, Wings of The Hawk, 42e rue, New York, 1955 Avec l’aimable autorisation du Studio William Klein et du William Klein Estate.

Mais le travail engagé de William Klein, ouvertement critique et politique, reste méconnu. Photographies, peintures, films et dessins et documents inédits dévoilent une œuvre aussi caustique que visionnaire. La programmation plonge le spectateur dans un monde débordant d'intensité.

Paul Strand, Samuel J.K. Essoun, Shama, Ghana, 1964 Avec l’aimable autorisation de Paul Strand Archive et d’Aperture.

Rêver l’indépendance du Ghana

Les différentes expositions explorent des thèmes sociétaux comme “vies sensibles” ou encore, “traversées” à travers leurs clichés. Carlos Idun-Tawiah célèbre lui l’indépendance avec Ghana! Rêver l’indépendance. Lauréate de la bourse de recherche curative 2020, l’exposition esquisse un Ghana autonome après plus d’un siècle sous domination britannique.

Carlos Idun-Tawiah, Many Reasons to Live Again [De nombreuses raisons de vivre à nouveau], 2022 Avec l’aimable autorisation de l’artiste et de la Galería Alta.

Des photographies signées Felicia Abban, James Barnor ou encore Paul Strand revêtiront les murs du Palais de l’archevêque. Un imaginaire collectif qui se reflète jusque dans le travail de Carlos Idun-Tawiah, affiche de cette 57e édition.

Marie-Claude Deffarge & Gordian Troeller, Femmes entrain de lire, Tanzanie, 1965. Extrait du reportage Women in the World [Femmes dans le monde].
Avec l’aimable autorisation d’Ingrid Becker-Ross Troeller.

“Traversées” : de grands reporters à l’œuvre

La française Marie-Claude Deffarde et le luxembourgeois Gordian Troeller, duo emblématique de grands reporters proposent “Traversées”. L’exposition entre photographies, films reportages et documentaires, est le fruit d’un travail de plus d’une décennie. La Maison des Peintres héberge une collaboration engagée.

Marie-Claude Deffarge & Gordian Troeller, Ressources naturelles, puits de pétrole, Bahia, Brésil, 1961 Avec l’aimable autorisation d’Ingrid Becker-Ross Troeller.

Injustices sociales, crises politiques, guerre en Italie, en Iran, au Yémen et dans 50 pays : la galerie temporaire propose un véritable périple, au cœur des civilisations.

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