LIFESTYLE
Publié le
8 novembre 2026
Montgolfière pour un survol des châteaux de la Loire, dîner gastronomique, brunch comme chez les grands-parents, spa Clarins : récit d’un séjour en Val de Loire.
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Il y a des séjours qu’on raconte en kilomètres, et d’autres en altitude. Le nôtre a commencé à plus de 1 000 mètres au-dessus du château de Chaumont-sur-Loire, dans le silence feutré et apaisant d’une montgolfière. Là-haut, la rivière déroule ses îles sableuses, les forêts de chênes se parent de leurs couleurs de saison, et chaque vol dessine un parcours unique, au gré du vent. Le château, médiéval autant que Renaissance, se laisse admirer sous un angle que peu de visiteurs connaissent.

Redescendre était une joie, car la suite se jouait à quelques minutes de là, à Onzain. Nous franchissons un grand portail en fer, puis nous remontons une allée boisée, des cygnes glissent sur l’étang, et l’hôtel apparaît. Les Hauts de Loire, hôtel 5 étoiles membre des Relais & Châteaux, est posé en lisière d’un parc boisé de 70 hectares, à une heure de Paris en train. Ici, le service est chaleureux, sans jamais être guindé. Les chambres, rafraîchies par l’architecte d’intérieur Natalia Megret, invitent au repos : toiles de Jouy, tissus Nobilis, poutres apparentes, baignoires à pieds. La maison a gardé son âme et son charme, avec un coup de jeune bien dosé.

Le soir venu, direction le restaurant gastronomique, où le Chef Arthur Peta a pris les rênes. Originaire du Nord, passé par La Réserve Paris, Nomos et Neso, puis par le Domaine des Étangs, il défend une cuisine éthique, nourrie de circuits courts et de produits de saison. Son geste est celui d’un peintre : herbes fraîches, touches acidulées, couleurs franches. À ses côtés, Marion Arzel, Cheffe pâtissière et spécialiste des "pâtisseries cuisinées", le suit depuis sept ans, et la complicité se goûte dans l’assiette.

Le repas s’ouvre sur une carotte confite au parfum de safran, relevée d’une vinaigrette à la fleur de sureau : une entrée douce et florale, qui met d’emblée le palais en éveil. Édouard Labruyère, propriétaire des Domaines Labruyère, présent à la table avec son épouse, a sélectionné pour nous des cuvées qui nous accompagnent dès ce premier plat, avec une fraîcheur qui répond à la rondeur du safran. Vient ensuite le homard bleu, tiédi dans son beurre et fumé sous cloche, servi avec des tomates conservées et sa bisque. La cloche se lève, la fumée s’échappe, et le crustacé se révèle d’une tendresse remarquable. Le saint-pierre glacé au bouillon, accompagné de champignons, d’un beurre blanc oxydatif et d’une écume à l’ail rôti, confirme la précision de la cuisson et la belle tension de la sauce.

Place alors au plat le plus gourmand et le plus profond du menu : la pomme de ris de veau croustillante, bonbon d’oignon paille, sauce dulce au poivre noir et kerala. Le chariot de fromages de Sylvain Raimbault, maître affineur, offre ensuite un moment de pure générosité, où l’on prend le temps de goûter, de comparer, de se resservir. Le dîner se referme sur le soufflé au chocolat de Cuba 65 %, streusel à la cazette et crème glacée praliné-cognac. Signature de Marion Arzel, aérienne et gourmande, il conclut le repas sur une note de fête.

Au réveil, le brunch est servi dans une maison qui évoque les souvenirs d’enfance chez les grands-parents : table généreuse, lumière du matin, on s’attarde sans regarder l’heure.

Vient ensuite le temps de se laisser aller au spa by Clarins, 150 m² lumineux, aux couleurs blanc et carmin, avec cabines de massage ouvrant sur des terrasses, sauna et hammam. Pour ceux qui préfèrent l’air libre, la piscine, les chemins du parc et le bois majestueux tout proche offrent de belles promenades, et l’on y cueille des champignons en cette saison.
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Le domaine rouvre pour les fêtes du nouvel an, et l’on imagine sans peine ce château sous le givre, cheminées allumées. Avec ses suites familiales, son parc, ses cygnes et ses grandes tables, c’est le lieu idéal pour des cousinades : toutes les générations y trouvent leur place, des enfants (salle de jeux, baby-foot) aux plus gourmands.

Les Hauts de Loire, Onzain (Loir-et-Cher).