DECRYPTAGE

Saint Laurent Beauté met des mots sur la violence numérique chez les 16-24 ans

Publié le

9 octobre 2026

Une étude publiée dans le Stanford Journal of Trust and Safety alerte sur une forme de violence encore mal identifiée par les 16-24 ans. Yves Saint Laurent Beauté élargit son programme "Aimer sans abuser" pour y répondre.

©Saint Laurent Beauté

Partage de localisation, mots de passe échangés "par confiance", messages auxquels il faut répondre tout de suite : pour beaucoup de jeunes, ces gestes semblent faire partie de la vie amoureuse. Ils peuvent pourtant être les premiers signes d’une emprise. C’est ce que met en lumière l’étude Abuse Is Not Love: Failure to Recognize Technology Facilitated Intimate Partner Violence, rédigée par la psychologue et consultante en recherche Dr Nina Jane Patel, que YSL Beauté a choisi de mettre en avant dans son programme "Aimer sans abuser".

Une menace mondiale en progression

Menée auprès d’experts d’ONG dans dix pays, dont la France, l’Espagne, les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Afrique du Sud, l’Indonésie, la Grèce, le Brésil et la République tchèque, l’analyse qualitative conclut que la violence conjugale facilitée par la technologie est un défi global. Les signalements d’abus numériques ont augmenté de plus de 62 % dans le monde. Les 16-24 ans sont les plus exposés, et les moins armés pour nommer ce qu’ils vivent.

Quatre barrières, une menace émergente

L’étude identifie quatre obstacles qui empêchent les jeunes de reconnaître l’abus. Le premier tient à la normalisation du contrôle numérique : vérifications, géolocalisation et partage de mots de passe sont devenus si banals qu’on ne les questionne plus, et sans trace physique, cette violence psychologique reste invisible. La modélisation parentale en est un deuxième. Le suivi parental, souvent bienveillant, transmet l’idée que "si tu m’aimes, tu n’as rien à cacher". Des partenaires peuvent ensuite réclamer ces mêmes comportements comme preuve d’amour.

Vient ensuite le fossé linguistique. Les jeunes ressentent l’angoisse d’une surveillance constante, mais n’ont pas les mots pour la décrire. Ils parlent d’"intensité", de "protection" ou de "jalousie", rarement d’abus. Enfin, les failles dans l’application de la loi : des cadres législatifs existent, mais leur mise en pratique reste inégale. Le conseil habituel de "simplement bloquer" l’agresseur ou de se déconnecter isole la victime et lui fait porter la responsabilité. À ces barrières s’ajoute une cinquième menace : l’intelligence artificielle générative. Elle facilite l’extorsion par deepfake et la production de messages trompeurs, et certains chatbots valident même des comportements de contrôle toxiques.

©Saint Laurent Beauté

Neuf signes d’alerte à l’heure du numérique

Créé en 2020, "Aimer sans abuser" repose sur la prévention : apprendre à repérer les premiers signes d’alerte avant que l’abus ne s’aggrave. Pour donner aux jeunes un vocabulaire adapté à leur quotidien, YSL Beauté décline aujourd’hui ces signes dans l’univers digital. Tout commence souvent par de petites punitions silencieuses : ignorer délibérément les messages ou couper les notifications pour faire sentir son mécontentement. Vient ensuite le chantage, lorsque l’un des partenaires menace de diffuser des captures d’écran privées, des photos ou des deepfakes pour obtenir ce qu’il veut. L’humiliation prend le relais quand il publie du contenu embarrassant ou "note" l’autre sur les réseaux sociaux publics. La manipulation, elle, passe par la culpabilisation, avec des phrases comme "si tu m’aimais, tu me donnerais ton mot de passe".

Le contrôle s’installe aussi par la jalousie, qui pousse à interroger l’autre sur ses "likes", ses abonnements ou ses stories, puis par la volonté de dicter qui il peut suivre, bloquer, ou ce qu’il a le droit de publier. L’intrusion franchit un cap supplémentaire : exiger les mots de passe, lire les messages privés, suivre la position en temps réel. L’isolement en est souvent la conséquence, lorsque l’un force l’autre à supprimer ses comptes, à bloquer des amis ou à quitter des groupes de discussion. Enfin, l’intimidation consiste à inonder son partenaire de messages exigeants ou à se servir des accusés de réception pour sanctionner un retard de réponse.

©Saint Laurent Beauté

Donner la parole aux jeunes

Pour prolonger cet engagement, un nouvel épisode du podcast "La Chose Étrange", soutenu par YSL Beauté, a été enregistré le 30 septembre dernier. Il vise à décrypter les réalités du contrôle numérique et à libérer la parole sur les relations amoureuses.

Un programme actif dans 30 pays

"Aimer sans abuser"  est le programme mondial de YSL Beauté contre les violences au sein du couple, forme de violence la plus répandue envers les femmes : une femme sur trois en subira au cours de sa vie, qu’elle soit sexuelle, physique, psychologique ou financière. Présent dans 30 pays, le programme cible particulièrement les 16-24 ans. En France, la marque soutient depuis plus de cinq ans l’association En avant toute(s), qui œuvre notamment contre les violences dans le couple.

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