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Maison Margiela réunit Max Richter et 43 jeunes musiciens autour de la joie

Publié le

11 mars 2026

Ils ont répété trois mois. Quarante-trois jeunes musiciens, le compositeur nommé aux Oscars, Max Richter, un clavecin, et une salle de concert qui se transforme peu à peu en terrain de jeu. Le résultat s'appelle Joy, un court-métrage signé Maison Margiela, ce 11 mars, jour de l'arrivée en boutiques de la collection Co-Ed printemps-été 2026. Ce n'est pas une simple campagne. C'est une déclaration sur ce que la créativité collective peut produire quand on lui laisse le temps, l'espace, et une balançoire au milieu d'un auditorium.

Max Richter ©Courtesy of Maison Margiela

La nuit chaotique à l'opéra comme point de départ

Le film puise ses racines dans l'un des thèmes centraux de la collection : une nuit chaotique à l'opéra. Sur le podium déjà, certains de ces mêmes jeunes musiciens avaient foulé le défilé. Le passage de la scène de mode à celle du cinéma n'est pas une rupture, mais une continuité, le même geste artistique décliné dans un autre langage. Max Richter, dont la partition du film Hamnet lui vaut une nomination aux Oscars, a composé pour l'occasion une musique originale qu'il interprète lui-même au clavecin, entouré de l'orchestre. Son travail, à la croisée de l'orchestration classique et des éléments électroniques, épouse parfaitement l'ambiguïté propre à Margiela : la tradition revisitée, l'élégance déstabilisée.

Une salle de concert qui devient autre chose

Le film commence dans le calme d'une salle vide, ordinaire. Puis quelque chose bascule. Une structure d'escalade apparaît devant les sièges. Une balançoire. Un toboggan qui dévale l'allée centrale. L'espace se reconfigure, et avec lui, l'énergie des musiciens. Ce n'est pas de la mise en scène gratuite, c'est la traduction visuelle de trois mois de répétitions, de la complicité construite entre Richter et ces jeunes instrumentistes de l'Association Orchestre à l'École. « Jouer de la musique ensemble nous permet de nous comprendre d'une manière unique et de communiquer une vision partagée qui nous élève et nous transforme », explique le compositeur. Le film en est la preuve. Tout a été tourné au Théâtre de la Villette à Paris.

©Courtesy of Maison Margiela

Le bianchetto et les archives

Côté mode, le film est aussi une vitrine. Max Richter porte des looks de la collection Co-Ed PE26, centrés sur la silhouette taillée qui structure le défilé. Les jeunes musiciens, eux, portent des costumes délibérément surdimensionnés repeints en blanc : le traitement Bianchetto, signature de la maison, qui efface pour mieux révéler. Les images fixes de la campagne mettent quant à elles en avant deux pièces clés. Le Heel-less, réinterprétation d'un concept d'archive Margiela où le talon disparaît à l'intérieur de la chaussure, décliné ici en botte western et en escarpin. Et le Box Bag, nouvelle création en cuir souple aux bords thermoformés, née lors du défilé PE26.

©Courtesy of Maison Margiela
©Courtesy of Maison Margiela

Orchestre à l'école : la musique comme inclusion

L'Association Orchestre à l'École est une association française fondée en 2008, dont la mission est simple et radicale : transformer des classes entières en orchestres. Présente dans plus de 1 600 écoles à travers la France, elle fait de la pratique collective un vecteur de confiance et d'inclusion sociale. Plusieurs des musiciens du film avaient déjà participé au défilé — ce projet marque pour eux une deuxième apparition dans l'univers Margiela.

©Courtesy of Maison Margiela

Une playlist Spotify rassemblant les titres choisis par l'orchestre et Max Richter autour du thème de la joie est disponible sur le compte Spotify de Maison Margiela.

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