FASHION WEEK

Fendi : Maria Grazia Chiuri fait ses débuts avec un manifeste du collectif et du désir

Publié le

26 février 2026

Pour ses débuts chez Fendi, Maria Grazia Chiuri choisit une devise en italien — "Meno io, più noi" — qui résume à la fois sa philosophie et l'âme profonde de la maison romaine. Moins d'ego, plus de collectif : un manifeste qui résonne avec l'histoire même de Fendi, construite sur la cohésion créative des cinq sœurs fondatrices et sur une certaine idée du faire italien, artisanal et féminin. Cette première collection est avant tout un acte de réaffirmation. Dans un monde de la mode souvent dominé par les figures solitaires et les ego surdimensionnés, Chiuri rappelle que la création est un processus pluriel, fait de rencontres, d'échanges et de désirs partagés. La pluralité, ici, n'efface pas l'individu — elle le nourrit. Au cœur du propos : le retour au corps et au désir. La garde-robe ne cherche pas à discipliner ni à contraindre, mais à accompagner, à rendre visible ce que le corps ressent. Les vêtements deviennent tactiles, vivants, habités. La collection se construit comme une carte géographique intime, traversée par des influences multiples et des voix féminines de différentes générations — parmi lesquelles les artistes Mirella Bentivoglio et SAGG Napoli. Autre geste fort : hommes et femmes défilent ensemble, brouillant les frontières entre garde-robe masculine et féminine. Le féminin et le masculin ne s'opposent plus, ils se fondent en qualités partagées. Les vêtements redeviennent ce qu'ils ont toujours dû être — des objets du quotidien, compagnons de la vie et des émotions. Avec cette entrée en matière, Maria Grazia Chiuri dessine pour Fendi une mode à la fois collective et profondément personnelle

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