FASHION WEEK

Dior par Jonathan Anderson : la haute couture dialogue avec la sculpture de Lynda Benglis

Publié le

7 juillet 2026

Pour cette collection, Jonathan Anderson explore en langage couture l’œuvre de la sculptrice américaine Lynda Benglis, connue pour transformer des matériaux bidimensionnels : par nouage, plissage ou moulage, en formes tridimensionnelles. Un principe de métamorphose que le directeur artistique retrouve dans le geste même de la couture, où le tissu prend volume et sculpture au contact du corps : plissé main, nouage, drapé deviennent ainsi les outils de cette exploration. La collection puise aussi dans la relation intime que Lynda Benglis entretient depuis longtemps avec Ahmedabad, en Inde. Sa série Peacock, entamée à la fin des années 1970 et inspirée par les paons observés dans cette ville, se traduit ici par des motifs floraux vibrants, rehaussés de perles. Cette recherche a conduit Jonathan Anderson vers l’artisanat indien, et notamment vers la tradition du chintz du XVIIIe siècle, ces cotons peints ou imprimés au bloc qui ont marqué durablement les arts décoratifs européens. Des fragments anciens de chintz et d’indiennes viennent ainsi orner les sacs Petit Dîner et les mini Lady Dior. Enfin, la collection met en tension deux paysages chers à l’artiste : la densité chromatique d’Ahmedabad et l’aridité minérale de Santa Fe, au Nouveau-Mexique, où Lynda Benglis conserve toujours maison et atelier, un contraste que motifs floraux et palette de couleurs viennent subtilement retranscrire.

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