MUSIQUE
Avec ce deuxième album, Ferdi livre une lecture résolument actuelle du jazz. Nourri par une double formation, jazz et musique classique, il tisse un dialogue entre son héritage musical et la multitude d'influences qui traversent son écriture. Le résultat est à l'image de ce qui l'anime profondément : une langue musicale bien à lui, façonnée patiemment par ses rencontres, notamment avec Disiz, Béesau, Braxton Cook, Prince Lao ou Lilian Mile, ses écoutes et ses expériences de vie.

Pour donner corps à ce projet, Ferdi s'est entouré uniquement de musiciens qu'il admire. À leur contact, il affine et affirme sa propre voix. Le collectif ainsi formé fait entendre un jazz bien vivant, en mouvement constant, qui reste fidèle à la tradition du genre tout en la réinventant sans relâche, porté par les sensibilités, les parcours et les références de chacun des musiciens impliqués. On y retrouve une musique instrumentale libre et exigeante, mais qui ne renonce jamais à son accessibilité.
Dans un monde où tout semble destiné à être consommé rapidement puis vite oublié, Ferdi fait le choix inverse : celui de la lenteur et de la patience créative. Cet album est né d'une conviction forte, celle que l'art reste un territoire précieux, un espace de recherche, de transmission et d'émotion, où rien n'est laissé au hasard et où chaque détail résulte d'un long cheminement. Plus qu'un simple recueil de morceaux, "The Sound of Art" se présente comme une œuvre pensée dans son ensemble, où la musique entre en résonance avec d'autres formes artistiques pour prolonger une même exploration sensible.
Fasciné de longue date par la figure du peintre, une passion transmise par sa mère, elle-même artiste peintre, Ferdi s'est interrogé sur ce qui donne à une œuvre sa force et sa capacité à marquer durablement. Cette quête l'a conduit à une conclusion simple : ce n'est pas la sophistication qui touche, mais la sincérité mise au service de la simplicité. Porté par cette réflexion, "The Sound of Art" est aussi un hommage discret à sa mère, et à travers elle, à toutes celles et ceux qui, en coulisses, façonnent notre regard, notre imaginaire et notre sensibilité.